Les porteurs de projets dans le domaine des aidants, de l’associatif ou dans d’autres secteurs de l’entrepreneuriat social et solidaire, sont particulièrement exposés aux risques d’épuisement. Être animés par des convictions profondes et par une envie de changer la société modifie le rapport au travail. Ils font également face à des attentes très fortes de la part des bénéficiaires, alors que les moyens humains et financiers sont de plus en plus contraints.
Ces facteurs entraînent une plus grande vulnérabilité sur le plan psychologique. On parle de plus en plus du « burn-out associatif ». Amarantha Barclay et Stéphanie Fouquet, toutes deux à la tête d’associations depuis plusieurs années et mères aidantes, nous partagent leurs conseils pour concilier engagement et équilibre personnel.
« Ne pas rester seul. Pour lutter contre l’isolement des porteurs de projet et la perte de confiance liée aux doutes et à la fatigue : rejoignez des collectifs, faites-vous accompagner, échangez avec des pairs.
Apprendre à animer une communauté de bénévoles. On ne manage pas de la même façon une équipe de bénévoles qu’une équipe de salariés. Il est essentiel de valoriser leur implication et de repérer les signes de désengagement.
Savoir repérer ses propres signes d’épuisement. Insomnies ? Lassitude qui dure ? Brouillard mental ? Autant de signaux qui ne doivent pas être négligés.
Écoutez vos proches aussi : « Maman, tu travailles tout le temps » , c’est un point d’alerte !
Trouver la bonne distance vis-à-vis des réseaux sociaux. Ils sont nécessaires pour donner de la visibilité à son projet mais ils sont aussi chronophages et épuisants. Il faut savoir déconnecter. »
« Formaliser des temps de bilan réguliers. Qu’est-ce qui s’est bien ou moins bien passé ? Comment aimerait-on que soit la prochaine période ? Avec votre conjoint ou vos associés, toutes les six semaines par exemple, faites le point.
Associer ses proches au projet. Quand ils le souhaitent, faites participer vos enfants ou vos proches, donnez-leur des responsabilités. Cela permet de vivre ensemble cette aventure, plutôt que de vous isoler dans un projet qui prend beaucoup de temps.
Inscrire ses activités personnelles dans l’agenda. Sport, moments avec les enfants… Au même titre que les réunions professionnelles, ces rendez-vous sont non négociables.
Exprimer clairement ses moments de fatigue ou de doute. L’environnement perçoit souvent les porteurs de projets comme des « super-héros ». Or, ce n’est pas le cas ! Casser cette image permet de recevoir davantage de soutien. »
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