AOÛT 2016 – AVRIL 2018. 21 mois plus tard, cette longère qui tombait en ruine est notre demeure. Les photos qui suivent le prouvent, Les Bobos à la ferme est avant tout un projet familial, humain, avec l’ambition d’une sauvegarde patrimoniale pour la mise en valeur de l’architecture locale! 
Alors, qui mieux que Louis qui s’est échiné tous les jours sur ce chantier pour prendre la parole aujourd’hui et introduire quelques photos…parlantes.

Salut à toutes et tous, 

Avec la maladie d’Andréa, le quotidien était devenu un peu fou, on peut même dire que le quotidien n’existait plus vraiment, il était devenu trop “je ne sais pas quoi” pour qu’on puisse y répondre avec des solutions qu’on trouve dans le fauteuil du psychothérapeute, les guides de “la résilience en 10 leçons” ou du “mieux être avec la Bible”.


Il fallait donc trouver une réponse aussi folle que la génétique pour rééquilibrer même temporairement les choses et construire un sens nouveau, reprendre confiance et se donner les moyens de défier l’absurde pourtant si scientifiquement démontré.
À l’atrophie cérébelleuse d’Andréa, on a donc essayer de répondre par une hypertrophie aiguë du bricolage.

On y connaissait rien, au moins autant que la maladie de la petite, et ça nous paraissait une réponse adéquate au moment de l’achat de la ferme ou de ce qu’il en restait.
Alors, bien sûr, dans un contexte familial plus classique, avec des compétences plus aiguisées dans la rénovation, nous aurions certainement eu la bonne idée de ne jamais signer mais voilà, l’instinct de survie est ainsi fait qu’il vous pousse à prendre des décisions à la hauteur des évènements…
Aujourd’hui qu’on y est arrivé, on repense forcément moins aux galères que certain(e)s d’entre vous ont intensément partagé avec nous sur ce maudit chantier et on se dit qu’en rénovant la ferme de M. Et Mme Colin, on s’est rénové un peu nous même et que c’était pas gagné.
Aujourd’hui qu’on y est arrivé, la petite est peut être toujours dans un fauteuil roulant ou dans un autre ustensile de la cuisine handicap mais elle est surtout chez elle, dans sa ferme, et on a jamais été aussi proche d’elle pour adoucir ses bobos.
Aujourd’hui qu’on y est arrivé, j’ai une maison avec des caves plus grandes que mon dernier appartement à Paris et ça, comme le dirait mon ami vigneron, ça n’a pas de prix…

Je vous remercie tous pour votre aide, votre soutien, votre amitié.

Je remercie particulièrement ma mère et mes beaux parents pour une liste trop longue à énumérer,
mon grand frère et ma belle soeur préférée pour leur énergie, leur optimisme et leur philosophie,
les amis du Pas de Calais pour leurs conseils précieux et leur fameux “coup de béto”
Philippe, Jacques et Jean pour les kilomètres de parquet
et, bien entendu, mon ami et collègue Jean Marie qui sera toujours le bienvenu pour faire du droit avec du tordu…

Quelques photos de progression (il reste encore du travail…!):

Salle de bain:

Salon – cuisine:

Chambres:

Création d’un étage, isolation du toit:

Création d’un mur de briques de récup’:

Création d’un îlot cuisine – homemade et DIY:


1 commentaire

Gery dransart · 25 avril 2018 à 21 h 07 min

Beau projet et beau boulot pour un pti gars qui n’y connaissait pas grand chose a la base, juste arme de son couteau sans meme un outil…

Encore bien joue les loulous, presse de vous voir dans cette belle demeure.

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