Il y a deux ans, nous mettions les premiers coups de bêche, cisailles, tondeuses et rotofil dans ce qui est aujourd’hui notre chez nous. Nous n’avions pas encore signé chez le notaire, nous ne rendions pas encore compte de ce qui nous attendait mais nous savions qu’il nous fallait commencer le plus tôt possible. Et surtout, nous sortions de 7 mois de folie hospitalière, d’angoisses répétées, de coups de massue quotidiens et avions une envie pressante d’air, de vert, d’ailleurs. On ne savait pas par où commencer mais la jungle du jardin nous paraissait une bonne option. Pour la première fois, nous laissions Andréa à belle-maman et passions une après-midi ensemble à ratiboiser, déraciner, faire du vide…je parle encore du jardin, bien sûr 😉

Plantez vos reves et laissez les pousser

Quand je te regarde 2 ans plus tard me dire « Plantez vos rêves et laissez-les pousser », tu ne sais jusqu’où ça résonne en moi ma beauté. On a refusé la chronique de la mort sociale annoncée, on a décidé, tant bien que mal, de construire sur nos friches puisque, comme la nature, nous n’aimons pas le vide.
2 ans plus tard, la sérendipité poursuit son oeuvre. Les heureux hasards se poursuivent, les belles rencontres s’ensuivent, les handisparus s’enterrent. On avait planté des rêves il y a trois ans, on les a déterré 5 mois plus tard à l’hôpital. On a semé de nouvelles graines il y a deux ans, arrosées à renfort de résilience et d’eau parfois très salée. On a eu de mauvaises herbes. Mais rien à côté de l’abondante récolte dont on se régale souvent. On tombe parfois sur des fruits un peu amers, et puis ça passe. « Plantez vos rêves, laissez-les pousser », quand je te vois aujourd’hui, je me dis qu’on a bien fait de cultiver notre jardin parce qu’on le voit, tu t’y sens bien.

Et puisque seuls, on arrive pas bien loin, on en profite pour vous remercier de nous aider à faire pousser ces rêves un peu fous.


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